La triste réalité à Familles de France

 

contacts ] procès ] nouveautés ] mot d'accueil ] et les familles? ] qui est Joyeux ] les véritables CA ] ce qui se passe ] Les lettres de Jacques Bichot aux fédérations

Jacques Bichot                                                             Le 11 avril 2001

Président de Familles de France de1986 au 7 avril 2001

A MM et Mmes les Présidents des fédérations départementales et fédérations directement affiliées

Chers amis, 

Vous avez reçu le courrier de Henri Joyeux vous annonçant son élection à la présidence de Familles de France. Si je prend la plume après lui, c’est parce que cette élection du 7 avril pose de sérieux problèmes au regard des valeurs qui ont toujours été celles de Familles de France, et au nom desquelles nous avons travaillé de concert durant les quinze années où j’ai eu l’honneur d’être votre président : le pluralisme ; l’unité de tous, de quelque « bord » que l’on soit, au service de la cause familiale ; le respect des engagements pris. N’étant candidat à rien au sein de Familles de France - et surtout pas à un nouveau mandat présidentiel - je m’adresse à vous avec le souci exclusif de vous aider à remettre sur le droit chemin un mouvement que j’aime, et dans lequel il vient de se passer des événements contraires à notre éthique.

 Je vous ai fidèlement tenus au courant des problèmes qui se sont posés à la Fédération nationale depuis un an. Vous le savez donc, mon but en quittant volontairement la présidence plus d’un an avant la fin de mon mandat était que ne se prolonge pas la « guerre de succession », très mauvaise pour le mouvement, que certains avaient déclenchée. Je dois hélas vous dire qu’un homme, Henri Joyeux, qui s’était engagé à promouvoir une solution de paix et de pluralisme, a fait échouer cette tentative en reniant sa parole, poussé sans doute par les personnes qui depuis des mois ont paralysé notre belle fédération. 

Que s’est-il passé avant et pendant ce Conseil d'Administration du 7 avril 2001 qui a vu l’élection d’Henri Joyeux à la Présidence de Familles de France par 15 voix contre 14 ? 15 administrateurs avaient signé une lettre de refus de l’entretien que je proposais pour voir comment sortir de l’impasse où les décisions contradictoires du Conseil d'Administration nous avaient placé. Henri Joyeux était parmi les signataires. Son but, à ce qu’il m’a écrit, était cependant de maintenir le lien entre les deux camps. Dominique Marcilhacy, soucieuse comme moi de réduire la fracture, a engagé le contact avec lui. Un premier accord s’est dégagé entre eux, devant deux témoins, pour qu’ils élaborent ensemble un programme et une équipe pluraliste, présentant Dominique Marcilhacy à la présidence, et Henry Joyeux à la vice-présidence.

 

De nombreux échanges ont ensuite eu lieu, des contacts ont été pris. Aliette Bellavoine acceptait de se présenter au secrétariat général, Hervé-Patrick Stella à la trésorerie, Françoise Bas et Georges Coste au secrétariat adjoint, et Hugues VIDOR comme trésorier adjoint. Il y avait quasiment parité entre signataires et non signataires de la fameuse lettre, Familles de France pouvait retrouver son unité, son pluralisme, et se remettre au travail. La dernière mise au point de cet engagement réciproque a eu lieu le jeudi 5 avril au soir, lors d’une réunion téléphone entre H. Joyeux, A. Bellavoine, D. Marcilhacy et H. P. Stella ; C. Joyeux et B. Stella y ont assisté comme témoins muets.

 En séance, après les longs et chaleureux applaudissements qui saluèrent le Président sortant, la doyenne d’âge, Aliette Bellavoine, engagea l’élection du Président.

 Marcel Fresse fit un long discours pour dire qu’il n’était pas « le petit télégraphiste de l’UNAF » et proposer la candidature d’Henri Joyeux.

 Henri Joyeux dit qu’il allait se décider en fonction du programme et de l’équipe proposés par Dominique Marcilhacy (qu’il connaissait parfaitement, tout s’étant préparé avec lui).

 Dominique Marcilhacy précisa composition du bureau envisagé et orientations.

 Henri Joyeux déclara alors que certaines choses ne lui convenaient pas, et qu’il était donc candidat.

 Aliette Bellavoine, Présidente de séance, pressa alors le passage au vote, de façon à éviter toute discussion.

 Résultat : 15 voix pour Henri Joyeux (comme pour la signature de la lettre de refus de dialogue) et 14 pour Dominique Marcilhacy.

 Ensuite, l’élection du bureau se fit poste par poste. A chaque fois, un seul candidat, élu avec l’abstention ou le vote blanc d’une petite moitié des administrateurs. Résultat : un bureau de 9 membres, tous signataires de la lettre de refus. 

C’est ainsi qu’à Familles de France une faction, ayant une voix de majorité au Conseil d'Administration, a pris la totalité du pouvoir. Notre mouvement n’est plus gouverné dans l’optique pluraliste qui est la sienne depuis toujours, mais selon les usages en vigueur dans le monde de la politique. Ma tristesse est donc grande en voyant notre mouvement passer sous la coupe de personnes qui ne respectent pas sa tradition de pluralisme et de loyauté, et qui le privent par leur sectarisme des principales compétences et de l’audience dont il disposait en matière de politique familiale. Il ne peut rien sortir de bon du reniement des engagements pris. Le retour à la confiance méritée, au pluralisme et à l’union, est la condition du renouveau auquel, j’en suis sûr, vous aspirez tout comme moi. 

Au Conseil d'Administration, j’ai indiqué mon écœurement devant la félonie ayant abouti à l’élection de Henri Joyeux à la présidence. Je pense que l’Assemblée Générale aura à sanctionner ce comportement de la manière appropriée. Je suis à votre disposition pour discuter avec vous de cette triste affaire, vous apporter des compléments d’information et recueillir vos suggestions. 

Je vous prie d’agréer, chers amis, l’expression de mes sentiments les meilleurs 

Jacques Bichot

Jacques Bichot                                                             Le 16 mai 2001

Président de Familles de France de 1986 au 7 avril 2001            

 A MM et Mmes les Présidents des fédérations départementales et associations directement affiliées

 Chers amis,

 Dans ma lettre du 11 avril, je vous ai relaté quelle tromperie a réduit à néant les efforts faits par Dominique Marcilhacy pour rétablir l’unité du mouvement, et abouti à l’élection de Henri Joyeux. La situation n’a hélas fait qu’empirer depuis à Familles de France. Henri Joyeux et le bureau se comportent d’une façon qu’il m’est impossible de cautionner, en particulier parce que sa légalité n’est nullement évidente.

 Prenons par exemple le cas de La lettre de Familles de France, dont je suis rédacteur en chef par décision nominative du Conseil d'Administration.  Une lettre recommandée avec AR est venue de but en blanc m’informer qu’une décision du bureau du 24 avril 2001 avait nommé Anne-Marie Cornavin comme rédacteur en chef à ma place. Or seule une décision du Conseil d'Administration peut révoquer un administrateur nommé dans une fonction par le dit Conseil. Dûment informé par mes soins de l’irrégularité de ce coup de force, et de la parution d’une Lettre qui n’aurait pas mon accord, le Président contesté et la secrétaire générale du Conseil ont passé outre, poussant l’indélicatesse jusqu’à publier dans la Lettre de mai, sans mon accord et au mépris de mon droit d’auteur, deux articles signés de moi, probablement pour vous faire croire que je suis consentant ! En ce qui concerne le site internet, même abus de pouvoir : Dominique Marcilhacy, qui en était rédactrice en chef par décision du Conseil d'Administration, a été révoquée de façon tout aussi irrégulière.

 Voilà donc la façon dont le Président contesté met en application ce qu’il vous écrivait le 8 avril : « Jacques Bichot reste membre du Conseil d'Administration, il pourra donc veiller et continuer à nous conseiller. Nous lui devons beaucoup, ainsi qu’à la vice-présidente Dominique Marcilhacy que je tiens à associer à cet hommage ». Belles paroles d’un côté, exercice abusif de l’autorité de l’autre, tel est le vrai visage de cet homme à qui j’ai eu tort de faire confiance, il y a un an, en lui proposant de se présenter au Conseil d'Administration.

 Autre problème. Un Conseil d'Administration non programmé a été convoqué pour le 19 mai. A l’ordre du jour, « désignation des membres du comité juridique », qui est pourtant parfaitement constitué. On ne peut que craindre la recomposition de ce comité à l’image du bureau, c’est-à-dire  uniquement avec des fidèles du Président contesté. Je vous rappelle que c’est le comité juridique qui attribue le nombre de suffrages de chaque fédération et qui affecte les pouvoirs en blanc. Le « verrouiller » peut permettre à un président sans scrupules de limiter l’influence des fédérations qui lui demanderaient des comptes.

 Un point « Désignation des représentants du mouvement » laisse également à penser que la chasse aux sorcières va s’étendre aux représentations, et notamment aux plus importantes, comme l’UNAF et le Conseil Economique et Social. Il est probable que la volonté du Président contesté est d’exprimer son «hommage » à Dominique Marcilhacy en lui retirant la représentation de Familles de France au CES pour la confier à l’un de ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir : H. Joyeux a en effet entrepris des démarches en ce sens auprès de différentes instances officielles. Et pourtant D. Marcilhacy a fait preuve récemment de courage et de savoir-faire en appliquant fidèlement, dans des circonstances très délicates, les instructions du Conseil d'Administration (votées à l’unanimité moins deux abstentions) à propos de l’avis Brin relatif aux jeunes adultes.

 Ces comportements montrent la volonté d’accaparer en totalité le pouvoir en évinçant tous ceux qui ne sont pas « du bon côté ». Devant leur gravité, une dizaine d’administrateurs, dont moi-même, viennent de décider de s’adresser à la justice. Vous mesurez, comme moi, à quel point il est triste et consternant de devoir en arriver là dans un mouvement familial ! Hélas, sous la coupe de Henri Joyeux et de ses adjoints, notre fédération nationale tourne le dos à la légalité  comme au pluralisme : en attendant que vous sanctionniez cette dérive le 9 juin prochain à l’Assemblée Générale, il  importe de prendre des mesures conservatoires.

 Si, dans cette lettre, je désigne Henri Joyeux par la formule « le Président contesté », c’est parce que son élection va effectivement être contestée devant les tribunaux. Lors du Conseil d'Administration du 7 avril qui a procédé à l’élection de mon successeur, il y avait en effet des votants qui, selon toute vraisemblance, n’avaient pas légalement la qualité d’administrateur. Pour ne pas étaler le linge sale de la Fédération sur la place publique, nous avions demandé qu’une personne à propos de laquelle sa fédération départementale avait introduit une contestation, très probablement justifiée, de sa qualité d’administrateur national (faute de vérifier les conditions requises), ne se présente pas en séance. Cette personne est venue et a voté. Une autre au moins, nous l’avons appris depuis, ne vérifiait pas, semble-t-il, les conditions réglementaires. Les tentatives faites pour obtenir du secrétariat national les éléments propres à établir la vérité ont reçu une fin de non recevoir.

 Une action en référé est donc entreprise pour contraindre le secrétariat national à fournir les éléments requis, et une action sur le fond pour contester la validité des élections auxquelles le Conseil d'Administration a procédé le 7 avril.

 C’est avec une infinie tristesse que je me suis résolu à prendre l’initiative de cette action. Si je le fais, c’est pour que la légalité cesse d’être foulée aux pieds ; c’est aussi pour vous faire savoir à quel point je juge grave la crise que traverse notre mouvement. Depuis des mois, l’action de la Fédération nationale a été paralysée par des conflits de personnes, des ambitions qui se sont manifestées dès lors que mon départ était annoncé. La duplicité est devenue le moyen de réaliser ces ambitions. Et maintenant les abus de pouvoir se multiplient. Il ne m’est pas possible de laisser faire cela sans réagir.

 En attendant que vous ayez l’occasion lors de l’Assemblée Générale de montrer souverainement votre attachement au pluralisme et au travail positif de tous, ensemble, en faveur de la famille, la saisine des tribunaux vient donc démontrer qu’à Familles de France on ne se résigne pas à ce que le mouvement s’enfonce dans le sectarisme et les irrégularités.

 Avec l’assurance que je ne laisserai pas tomber la cause de l’unité, du pluralisme, et de la légalité démocratique à l’intérieur de notre mouvement, je vous prie d’agréer, chers amis, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

                                                                            Jacques  Bichot                                                          

 

Jacques BICHOT                                                                           

Président de FAMILLES de France de 1986 au 7 avril 2001                                                                               Le 25 mai 2001

 A MM et Mmes les Présidents des Fédérations départementales et associations directement affiliées

 Chers amis,

 Comme je vous l’indiquais dans mon courrier du 16 mai dernier, j’ai engagé, avec 9 autres administrateurs[1], un référé d’heure à heure afin que des mesures conservatoires soient prises dans la perspective du Conseil d’Administration du 19 mai dernier et de l’Assemblée Générale du 9 juin. Nous demandions que « FAMILLES de France communique sans délai (…) tous les documents matériels et électoraux utilisés lors du conseil d’administration du 7 avril 2001 » ainsi que diverses attestations afin de vérifier la qualité d’adhérent à FAMILLES de FRANCE de chacun des administrateurs. Nous demandions également que le conseil d’administration soit repoussé de trois semaines. 

L’audience s’est tenue vendredi 18 mai dernier. Le magistrat s’est déclaré incompétent, dans le cadre d’une procédure d’urgence, pour ordonner que le conseil soit repoussé à une date ultérieure. Ce type de mesure relève des « juges du fond » et ne peux pas être ordonné en référé. 

En revanche, le juge nous a donné satisfaction quant aux pièces que, par lettre recommandée en date du 9 mai, Henri JOYEUX avait refusé de nous communiquer. Le Magistrat l’a contraint à s’exécuter d’ici l’Assemblée Générale prochaine.

 Le conseil d’administration s’est donc tenu samedi dernier en présence de deux huissiers, un pour chaque « moitié » des administrateurs, et dans une atmosphère très pénible.

 A cet égard, je n’engagerai pas de polémique sur les allégations d’Henri Joyeux relativement aux accords qui ont précédés sa candidature. Les déclarations et les faits qu’il allègue sont faux ou déformés. Je porterai simplement à votre connaissance le mail que j’ai reçu de lui le mardi 13 mars « Jacques, Vous me demandez d'être plus clair. C'est très simple, je suis prêt à faire le ticket que souhaite Dominique, mais j'y mets une seule condition : vous arrêtez les poursuites vers Véronique [2] (…). Dominique et moi nous ne devons pas épouser vos vengeances. Elles n'ont aucun intérêt dans la perspective du mouvement après votre départ. J'ai bien réfléchi à la situation présente et ainsi Dominique peut compter sur moi. Ne tardons pas, Dominique peut être élue dès le 24 mars et tout le monde se remet au travail au service des familles. amicalement. Henri ».  

Je tiens divers documents et témoignages à la disposition de ceux d’entre vous qui désireraient de plus amples informations.  

Grâce à la procédure judiciaire et devant notre détermination, les principaux écueils dont je vous avais entretenus dans mon précédent courrier ont été évités :

-         Henri Joyeux a dû renoncer à changer les membres du comité juridique : votre juste représentation à l’Assemblée Générale est donc protégée.

-         Henri Joyeux comptait faire coopter un nouvel administrateur afin de conforter sa très juste majorité. Il a dû y renoncer, la procédure suivie étant irrégulière au regard des statuts.

-         Henri Joyeux a dû également renoncer à changer les titulaires de nos représentations importantes : je reste représentant de FAMILLES de FRANCE à l’UNAF avec Christiane THERRY et Dominique MARCILHACY demeure au Conseil Economique et Social.

 Les circonstances judiciaires l’ont également contraint à soumettre au conseil d’administration les décisions irrégulières prises par le bureau telle que ma « révocation » comme rédacteur en chef de Familles de France - la lettre. Ceci n’annule bien sûr en rien les irrégularités passées. 

Ces évènements positifs nous confortent dans notre détermination à rétablir la légalité et le pluralisme dans notre mouvement. Mais le clivage au sein du Conseil est apparu, hélas, comme irrémédiable en l’état actuel de sa composition.

 Je vous prie d’agréer, chers amis, l’assurance de mes sentiments les meilleurs, 

                                                               Jacques BICHOT

[1] Afin d’éviter toute polémique, Dominique MARCILHACY ne s’est pas jointe aux requérants. 

[2]  Il s’agit de Mme Véronique CRESPEL. Je venais de recevoir du Président de la Fédération des Hauts de Seine une lettre par laquelle il expliquait qu’il venait de découvrir qu’elle n’était pas adhérente à FAMILLES de FRANCE au titre de son département.  Il précisait, en outre, que Mme CRESPEL avait créé et présidé une association de consommateurs non affiliée à FAMILLES de France mais se servant pourtant de notre logo pour bénéficier de représentations. Le Président des Hauts de Seine estimait qu’elle était démissionnaire d’office du conseil d’administration national. Anne Barré, que j’avais saisie en tant que responsable du comité juridique, m’avait confirmé cette analyse. Afin de ne pas ajouter au trouble actuel et de ne pas stigmatiser une personne qui, bien que non adhérente, a rendu des services à notre fédération, je ne vous avais pas révélé son nom. La lettre d’Henri JOYEUX m’y oblige maintenant.

Jacques BICHOT, Président de FAMILLES de France  de 1987 au 7 avril 2001

 A Mesdames et Messieurs les   Présidents d’Associations  

            Le 1ier juin 2001

Madame la Présidente, Monsieur le Président, Chers Amis,

 Veuillez trouvez, ci-joint, les pages 6 et 7 de l’assignation en référé que j’ai engagée avec 9 autres administrateurs. Ces pages, Henri JOYEUX n’a pas cru bon de vous les communiquer.

 Vous pourrez constater que le but de ce référé était principalement d’obtenir des preuves de la qualité d’adhérent à FAMILLES de FRANCE de tous les membres du conseil d’administration national, preuves qu’Henri Joyeux avait refusé de communiquer par une lettre recommandée en date du 9 mai 2001.

 Sous la pression du juge, il a dû s’y résoudre.

 Dés à présent, il est établi qu’une personne[1] issue des Hauts de Seine, siégeant au conseil depuis 1990, n’était pas adhérente à FAMILLES de FRANCE en 1993, 1995, 1996, 1998 et 1999. Ces preuves résultent des déclarations faites par le président de la fédération départementale dont elle prétend relever et des listes électorales déposées à l’UDAF.

 Cette personne a appelé à voter en faveur d’Henri JOYEUX lors du conseil d’administration qui a élu ce dernier à une seule voix de majorité.

 D’après ce que nous savons, elle n’est vraisemblablement pas la seule à siéger indûment au conseil d’administration. Anne-Marie CORNAVIN (secrétaire du Conseil) et Anne BARRE (présidente du comité juridique), que j’avais saisies de la question dés qu’elle m’avait été signalée, en février 2001, ont éludé le problème pour ne pas compromettre l’élection d’Henri JOYEUX à laquelle elles travaillaient.

Vous comprendrez, dés lors, la raison de notre action en référé.

 Par ailleurs, j’ai le regret de vous informer que je vais porter plainte pour diffamation suite aux accusations émises par Henri JOYEUX à mon encontre d’avoir accepté des « propos racistes » dans  le contenu de « La Lettre de Familles de France » et du site Internet.

 Je ne doute pas qu’à l’assemblée générale prochaine, votre mandataire saura prendre les décisions nécessaires au retour de la légalité, de l’honnêteté et du service des familles au sein de notre cher mouvement.

 Dans cette attente, je vous prie de croire en mon souvenir amical et dévoué.

Jacques BICHOT 

1] En outre, cette personne a, en 1975, transformé le service consommation de l’association FAMILLES de FRANCE dont elle était membre à l’époque en une association indépendante non affiliée mais qui utilise pourtant notre logo pour bénéficier de représentations. En mars dernier, elle a pris la défense de cette association et produit en justice un témoignage écrit attestant « n’avoir aucune communauté d’intérêt » avec la fédération départementale FAMILLES de FRANCE du 92 dans un procès opposant cette fédération à ladite association.

Jacques BICHOT  Président de FAMILLES de France   de 1987 au 7 avril 2001

 A Mesdames et Messieurs les   Présidents de Fédérations et d’associations directement affiliées

             Le 5 juin 2001

Mesdames et Messieurs les Présidents, Mes chers Amis,

 FAMILLES de FRANCE connaît une crise sans précédent. Depuis trois mois, le conseil d’administration national est paralysé et nos adhérents regardent, impuissants, notre mouvement se déchirer.

 Cette crise va bien au delà d’un conflit de personnes : elle porte sur des choix politiques et éthiques :

-                          politiquement, c’est notre indépendance vis à vis du Gouvernement et de l’UNAF, notre compétence en politique familiale et notre place dans le débat médiatique qui sont en jeu ;

-                          éthiquement, c’est le respect de notre pluralisme, de nos règles de loyauté et de service des familles qui sont remises en cause.

 Chacun des deux « camps » se veut le champion de l’unité. Mais il n’est plus possible de parler d’unité lorsqu’il y a des divergences de vue aussi radicales et un état de crise aussi aigu[1].

 FAMILLES de FRANCE est au bord de la rupture. Dés lors, la seule unité viable ne peut venir que de vous. Elle ne peut être fondée que sur des convictions et non sur des invectives ou des procès.

 Il existe un moyen, et un seul, de faire redémarrer la structure nationale du mouvement sur des bases saines : révoquer l’ensemble du Conseil d'Administration et procéder aussitôt que possible à l’élection des 30 nouveaux membres de cette instance. Une telle décision est du ressort de l’Assemblée Générale, qui a le pouvoir et le devoir de manifester ainsi sa souveraineté[2].

 Ce retour démocratique devant les urnes permettra de sortir de la crise actuelle et d’éviter la disparition de notre cher mouvement.

 A vous de choisir, ensuite, les élus qui vous paraîtront, au vu de leur bilan et de leurs propositions, les plus à même d’incarner la promotion et la défense des familles ainsi que le rayonnement de FAMILLES de FRANCE . 

A la veille de prendre cette décision solennelle et vitale, je vous assure de mon entier dévouement.

                              Jacques BICHOT 

[1] On en est arrivé à des comportements aussi dépourvus de bon sens que la convocation d’un conseil d'administration inopiné, par télégramme, le Lundi de Pentecôte, pour une réunion le surlendemain à 8h30 !

 [2] Cette procédure est parfaitement légale : les membres du conseil d’administration sont des mandataires de l’assemblée générale : ils sont « révocables ad nutum », c’est à dire à tout moment, pour tout motif, même si rien n’est mentionné dans les statuts ou inscrit à l’ordre du jour.

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