La triste réalité à Familles de France

 

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Médias :

 

Familles de France a disparu de la scène

 

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Bilan

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Des communiqués qui n'ont ni queue ni tête

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7 et 16 mars : deux échecs médiatiques coup sur coup 

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Arrêt Perruche : halte à l'incompétence ! 

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Communiqué de victoire APE

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Comptes de la Sécu : un communiqué de presse abracadabrant

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Handicap : un communiqué de presse maladroit et mal informé

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L'ARS : 0/20 pour le communiqué de Familles de France

 

   BILAN : on n'entend plus parler de Familles de France dans les médias depuis le 7 avril 2001 ...

* Les rapports d’activité indiquent qu’en 2000, Familles de France avait fait l’objet de 67 dépêches AFP, 1200 articles de presse écrite, 210 radios, 93 télés.

* En 2002, les chiffres sont tombés à 323 articles de presse, 111 radios, 34 télés (dont 20 télés, 75 radios et 200 articles concentrés sur la rentrée scolaire  …)

   * En 2007, la fédération ne mentionne même plus le nombre de ses interventions dans la presse ...

  2007 : encore un communiqué qui n'a ni queue ni tête !

Communiqué FFF du 17 octobre 2007

"Les familles sont les premières créancières de la nation. Si elles sont aidées la consommation des ménages sera relancée. Les allocations familiales aujourd’hui ne représentent plus que 9% des ressources de la Caisse Nationale. Elles représentaient 45% en 1945. "
 

Commentaire : les allocations familiales représentent 45% des "ressources" ??? de la "caisse nationale" ???

Supposons que Familles de France ait voulu parler des "dépenses" de la "caisse nationale des allocations familiales", a-t-elle oublié qu'en 1945 on servait aussi l'ASU (allocation de salaire unique) qui représentait le double des AF pour une famille de 2 enfants et le triple pour celles de 3 enfants ?

Comment peut-on être aussi incompétent ???

7 et 16 mars 2002 : deux échecs médiatiques coup sur coup

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7 mars 2002 : Henri JOYEUX et Marcel FRESSE divulguent au cours d'une conférence de presse les résultats d'un sondage effectué au prix fort (30 000 F) sur les aspirations des familles en matière de politique familiale. Ils complètent avec leurs propositions personnelles. 

Las ! Il n'y aura même pas une dépêche AFP pour relayer leur initiative. Pas un seul passage télé. Deux misérables passages radios et un seul entrefilet dans un grand quotidien catholique ...

Explications : 1° A force de communiqués de presse foireux (cf infra) Familles de France a cessé d'être crédible dans les médias   2° Le dossier de presse de cette conférence était indigent (nombreuses erreurs, peu d'informations, aucun chiffrage, questions mal posées)

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16 mars 2002 : Henri JOYEUX organise un colloque à l'Assemblée Nationale autour des difficultés scolaires des enfants. AUCUN JOURNALISTE N'EST PRESENT ... Le président d'honneur, Claude ALLEGRE ne s'est pas déplacé. C'était pourtant un net appel du pied à 40 jours des présidentielles - Claude Allègre est membre du comité de soutien de L. JOSPIN  et Henri JOYEUX est très désireux de faire oublier son passé d'ultra droite -.

Quant au auditeurs, ils sont clairsemés : les 2/3 de la salle sont vides. C'est dommage car les intervenants, pour une fois, sont de qualité. 

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Arrêt Perruche : halte à l'incompétence ! 

 Le communiqué du 10 janvier 2002 :  

"Petit enfant handicapé deviendra grand : quel futur lui réservons-nous ?

Les familles s’interrogent à juste titre sur la prise en charge à long terme de leurs enfants handicapés. Familles de France s’associe à leur inquiétude, y compris à celle des familles qui avaient engagé un recours en justice pour obtenir la reconnaissance du « préjudice d’être né » pour leur enfant, manifestant ainsi leur inquiétude face au devenir de ceux-ci (non : de celui-ci) après leur propre disparition.

Il n’est nullement question d’obliger les médecins obstétriciens ou échographes à une obligation de résultat (en l’occurrence l’absence de handicap affirmé) lors de l’examen de leur patiente. Il s’agit surtout de reconnaître aux personnes porteuses de handicaps une vraie place dans la société, dans le mode d’accueil, de pension ou de rétribution du travail qu’ils peuvent effectuer malgré tout (Centre d’aide au travail - CAT - et autres).

Si la naissance, prévue ou non, d’un enfant présentant un handicap est une telle source d’angoisse pour l’avenir (,) au-delà de l’amour qu’on lui porte et de la richesse de cœur que cet enfant amène c’est bien parce que tout le monde sait combien il est difficile de trouver pour son enfant handicapé une place d’abord dans une école, puis ensuite dans la société civile

Le plan Handiscol mis en place par Ségolène Royal devrait permettre à tout enfant handicapé l’accès dans l’école de son choix. Encore faut-il que les locaux soient accessibles, que les instituteurs soient d’accord (certains refusent car ils s’estiment incompétents ou sont tout simplement craintifs face à la différence ) et que les personnels d’assistance prévus, les fameux AIS (auxiliaires d’intégration spécialisés) soient en nombre suffisant.

Il faut changer son regard sur la « différence », rassurer concrètement les parents sur le devenir de leur enfant. Les enfants à handicaps doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits au bien-être que les autres, leur espérance de vie s’est allongée et l’inquiétude de leurs parents est légitime. Après 60 ans, l’insuffisance d’allocations, de prestations ou du droit à la retraite les prive de toutes ressources financières ( !!!!) et ne les fait compter que sur une solidarité familiale ( !!!!) ou de proximité parfois difficile à assumer (ou encore l’hospice ( !!!!) ou l’asile ( !!!!), solutions complètement insatisfaisantes pour qui a vécu dans un environnement « normal » jusqu’à cette « retraite » imposée et non rétribuée ( !!!!)).

Familles de France, bien qu’étant consciente du travail effectué par le ministère de la Famille, l’a déjà alerté sur l’insuffisance des dispositifs mis en place. Justement la reconnaissance de l’existence d’un handicap est une excellente chose, apporter des solutions à ses implications mérite encore d’y travailler.

La formation à l’acceptation de la différence doit être améliorée." Voilà qui est puissant !

Ce que nous disons : 

 

Au cinquième §, enfin, le vrai sujet est abordé. Mais sans donner aucune des infos qui pourraient intéresser les journalistes : quel est le nombre de handicapés en plus de 50 , 60 ans ? Pourquoi de phénomène ? De qui s’agit-il ?) 

CA VA PAS, NON ?

§ les handicapés retraités ont droit au minimum vieillesse qui est exactement du même montant que l’AAH. Ils perçoivent, le cas échéant, la tierce personne.

§ Le problème ne vient pas du fait que la solidarité familiale est la seule à jouer mais de ce que précisément elle ne peut plus jouer, les parents étant morts ou invalides. Dès lors, le handicapé vieillissant ne peut être maintenu à son domicile

§ Le principal problème est le manque de structures d’accueil face à ce fait nouveau. Il se pose beaucoup plus en terme de structures que d’argent proprement dit.

§ Quant aux « asiles » et « hospices », ça n’existe plus depuis 25 ans. Cessons ce misérabilisme qui nous ridiculise et achève de démonter notre incompétence

Ce qui serait intéressant, au contraire, c’est de souligner les vraies lacunes des dispositifs actuels, de chiffrer le nombre d’exclus … bref, donner de l’info au lieu de patauger dans la mièvrerie et l’erreur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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APE à taux partiel : quel gâchis !

Communiqué du 9 janvier 2002 : 

Familles de France obtient pour les 100 000 familles qui en étaient exclues le droit à l’Allocation Parentale d’Education à Taux Partiels

pourquoi des majuscules ?

pourquoi un pluriel ? la loi emploie un singulier même s’il y a deux taux

Paris, le 8 janvier 2002 - Grâce à l’action de Familles de France, les salariés qui étaient jusqu’à maintenant exclus du droit à l’Allocation Parentale d’Education à taux partiels : assistantes maternelles, pigistes, travailleurs à domicile, vacataires, intérimaires, élus locaux, personnes âgées qui accueillent à leur domicile un handicapé adulte moyennant rémunération vont pouvoir en bénéficier. Des personnes âgées ayant un enfant de moins de 3 ans ? (NDLR : la fédération sera obligée de faire un rectificatif expliquant qu'il fallait lire agréé et non âgé)

C’est en mai 2000 (ça n’a pas beaucoup d’intérêt, surtout en début de communiqué) que Familles de France avait demandé l’annulation des dispositions de la circulaire de la Caisse Nationale des Allocations Familiales qui les en excluait.

On est déjà 7 lignes après le titre et on ne sait toujours pas pourquoi ces personnes étaient privées de l’APE. On ne le saura d’ailleurs jamais, rien n’est indiqué dans le texte.

L’arrêt du Conseil d’Etat du 26.11.01, dont Familles de France vient de recevoir la notification, confirme cette annulation. inutile

C’est une belle victoire pour les familles et pour Familles de France. Et pour Dominique MARCILHACY (chuttttt !!!!)

Rappelons que l’APE, à taux plein (c’est pas le sujet), est destinée à compenser forfaitairement la perte de revenus liée à la cessation totale de l’activité professionnelle à l’occasion de la naissance, de l’accueil ou de l’adoption d’un enfant portant à 2 ou plus le nombre d’enfants à charge jusqu’à ce que le plus jeune atteigne l’âge de 3 ans. L’ APE à taux partiels, (pourquoi une virgule ?) est servie à la personne qui conserve (ou qui prend ) une activité à temps partiel.

On croirait lire les circulaires de l’administration ! Il fallait donner cette info dés le début du communiqué et l’exprimer plus clairement : on pouvait dire, par exemple : « L’APE à taux partiel est versé aux familles d’au moins deux enfants qui ont un jeune enfant de moins de trois ans et dont la mère exerce une activité à temps partiel. Son montant varie de X et Y suivant l’importance du temps travaillé. »

Toute demande est à déposer auprès de la Caisse d’Allocations Familiales : et pourquoi ne pas proposer que les associations FAMILLES de FRANCE aident les familles à recouvrer leurs droits ? Parce que le secrétariat national ne saurait pas les y aider ?

Quel arriéré peut-on réclamer ? Voilà une info qui pourrait rendre service aux familles !

A partir du 01 01 2002 le montant mensuel de L’APE à taux plein est de 484.96 € (soit 3181.13F). Le taux plein, c’est pas le sujet

L’APE à taux partiel (tiens ? plus de « s ») mensuel (charabia) est de 320.67€ (2103.46F) pour une activité au plus égale 50%, et (entre la virgule et le point, il faut choisir) de 242.50€ (1590.70F) pour une activité réduite entre 50% et 80%ce qui signifie littéralement pour une activité comprise entre 20 % et 50 % … .

Une telle victoire encourage Familles de France à rester très vigilante face à la complexité des prestations familiales. Ce n’est pas le problème posé en l’espèce : s’il y a complication, elle vient non pas des prestations familiales mais de la réglementation de la durée du travail (c’était tout le débat juridique et technique).

Deux autres problèmes, plus importants, étaient posés par la circulaire et avaient motivé mon action : 1° c’étaient les familles à situation professionnelle précaire que l’on privait d’allocation alors que celles qui avaient la chance d’avoir un temps partiel bien sûr et bien organisé n’avaient pas de problème 2° c’était une nouvelle manifestation de la réticence des pouvoirs publics à accepter le travail à temps partiel pour les femmes (et, a fortiori les femmes au foyer) : tout est fait, en effet, pour les en décourager alors qu’il y a une forte demande.

On avait donc matière à dire des choses bien plus intéressantes et bénéfiques pour la cause des familles …

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abracadarant communiqué sur les comptes de la Sécu

Le communiqué du 20 septembre 2001

Rapport annuel de la cour des comptes sur la sécurité sociale : la branche famille à nouveau spoliée !

 Une fois de plus le gouvernement ne tiendra pas ses promesses et c’est la branche Famille qui va trinquer ! Familles de France tire sur la sonnette d’alarme.

 Le dernier rapport de la cour des comptes sur la sécurité Sociale nous l’annonce : l’Etat n’honorera pas la créance pour laquelle il s’était engagé en ce qui concerne le FOREC, fonds qui regroupe et finance diverses exonérations de charges sociales, et en particulier celles liées à la réduction du temps de travail.

 Ce financement sera prélevé sur les excédents des 3 branches de la sécurité sociale. Or, les prévisions nous laissent entrevoir que le seul possible sera celui de la branche Famille qui va endosser une perte sèche de plus de 16 MF (environ 13,1 MF pour 1999 et 3,6 MF pour 2000)…

 Chacun pourra en conclure qu’en prenant cette décision, le gouvernement a décidé de faire supporter le financement des 35 heures par la Famille.

 Faut-il envisager une nouvelle mobilisation des familles pour éviter que ne continue cette sempiternelle spirale infernale ? 

 

 

 

 

Ce que nous disons : 

bullet le style, tout d'abord, émaillé d'expressions déplacées (les familles vont "trinquer"), de fautes de ponctuation (pas de majuscule à Cour des Comptes, une majuscule sur 2 pour Sécurité Sociale), sans insiter sur le sort funeste fait à la sonnette d'alarme...
bullet les chiffres avancés relèvent de la plus haute fantaisie : avec un excédent de 2,3 MdF en 1999, on voit mal comment la branche famille pourrait payer 13,1 MdF au profit du FOREC ... lequel n'existait pas à l'époque. Cette année là, la ponction sur le branche n'est que d'1,3 MdF au titre de l'ARS. En l'an 2000, la ponction est plus forte et se fait effectivement au profit du FOREC (lequel commence à avoir une existence vituelle) : mais les chiffres avancés par AM Cornavin et M. Fresse sont parfaitement faux : la branche n'est pas ponctionnée de 3,7 MdF mais de 9,9 MdF (4,5 au titre de l'ARS et 5,4 au titre des 2% patrimoine).
bulletenfin, il n'est vraiment pas sérieux d'écrire qu'un rapport de la Cour des Comptes "annonce" que l'Etat va laisser à la charge de la Sécu le financement du FOREC : la Cour des Compte n'est pas le porte parole du Gouvenement mais son organisme de contrôle. L'annonce de la mise à la charge de la Sécu des créances de l'Etat au titre des 35 heures n'a été faite que le surlendemain lorsqu' Eth GUIGOU a présenté les grandes lignes du PLFSS. Les chiffres n'ont d'ailleurs rien à voir avec ce que raconte le communiqué et concernent l'année 2001 et non 1999 ou 2000.

Une telle accumulation d'erreurs est dramatique : Familles de France s'était fait connaître en matière de politique familiale par le sérieux de ses chiffres et la rigueur de ses analyses. De tels communiqués nous ridiculisent et nous décridibilisent. 

 

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L'ARS : 0/20 pour le communiqué de Familles de France

Le communiqué du 20 août 2001

"ALLOCATION DE RENTREE SCOLAIRE (ARS) : LE POUVOIR D’ACHAT DES FAMILLES SACRIFIE !

 

L’allocation de Rentrée Scolaire (ARS) sera versée aujourd’hui (avec une semaine d’avance) à 3.3 millions de familles qui élèvent 5,6 millions d’enfants. Les familles apprécieront ce coup de pouce dans leur budget “ rentrée ”. Familles de France regrette néanmoins que l’ARS, financée intégralement par la branche FAMILLE de la SECURITE SOCIALE reste une prestation non revalorisée et mal calibrée car des familles en restent exclues.

Alors que les prix ont augmenté de 4,6%, l’allocation est maintenue à 1600 Francs.

 

L’ARS, versée depuis 1993 sous conditions de ressources, s’est aujourd’hui “ fidélisée ”. Les familles dont le revenu mensuel net est inférieur à 12 060 F avec 1 enfant, 14 848 F avec 2 enfants, 17 626 F avec 3 enfants, la percevront. Les plafonds de conditions de ressources ont été légèrement valorisés par rapport à l’an dernier (+1,6%), mais insuffisamment quand on sait que les salaires moyens ont progressés de 2,5% et l’inflation de 2,1%. Rappelons que le coût des cantines scolaires a été revalorisé de 2% et que les bourses sont restées inchangées ! Le budget réel des familles sera encore rogné…

 

Jusqu’en 2000, c’était à la fois la branche Famille pour la partie “ allocation ” et l’Etat pour la partie “ majoration ” qui prenaient en charge le financement de cette prestation. Cette année, elle sera essentiellement à la charge de la branche “ Famille ”, ce qui grèvera de 9 milliards de francs le développement de la politique familiale…

 

Par ailleurs, l’ARS n’a jamais tenu compte ni de l’âge des enfants, ni des études poursuivies. Or, chacun sait que la scolarité occasionne des frais plus importants à mesure que l’enfant progresse dans ses études.

 

Enfin, pour un meilleur équilibre budgétaire, le versement de cette prestation gagnerait à être effectué en deux parties, en septembre et en janvier, par exemple, pour mieux correspondre ainsi aux dépenses scolaires qui s’étalent tout au long de l’année.

 

Aussi, Familles de France demande que pour 2002, l’ARS :

-          soit versée en deux fois

-          que les conditions d’attribution soient modulées en fonction de l’âge des enfants et des études poursuivies.

-          Que les ressources disponibles de la branche FAMILLE ne soient pas utilisées de façon quasi exclusive pour le financement de cette allocation. Elles devraient permettre une évolution positive du pouvoir d’achat des familles. "

 

 

 

 

Ce que nous en disons :

 
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Commençons par
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et venons-en aux ASPECTS TECHNIQUES : le communiqué de contient pas moins de 3 erreurs GROSSIERES :
    - l'ARS n'est pas versée depuis 1993 mais depuis 1971. Elle a été mise sous conditions de ressources dès l'origine.
 
    - la mise à charge de la branche famille de la majoration (instaurée, elle, en 1993) ne grève pas la branche famille de 9 milliards mais de 6. La CNAF finançait déjà la partie non majorée de l'allocation. On aurait d'ailleurs pu rappeler que ce transfert était déjà en oeuvre eu 2000 (la CNAF a financé 2,5 MdF de majoration) et était censé de faire en échange de la prise en charge par l'Etat du FASTIF qui ne représente ... qu'1 MdF. Précisons enfin que le coût de la totalité de l'ARS ne représente pas 9 milliards mais 8,6 (chiffre vraisemblablement en baisse en 2001 compte tenu de la diminution  des effectifs).
 
    - les bourses des collèges seront revalorisées car elles sont indexées sur la BMAF et les plafonds sur le SMIC (article 145 de la Loi de 1998 contre l'exclusion). Elles augmenteront donc d'1,8 % (et les plafonds de 4,05 %).
 
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Sur le fond des REVENDICATIONS, nous sommes surpris de trouver dans le communiqué les revendications de l'UNAF et de la CSF (la modulation en fonction de l'âge et du type d'études) mais de ne pas lire une ligne de notre revendication quant à la suppression des conditions de ressources ou du moins à la mise en place d'un sifflet (10 F de plus par rapport au plafond fait perdre 100 % de l'allocation). Depuis quand FdF a modifié sa position ? le sujet n'a été abordé dans aucun CA et  la commission Eco-soc ne s'est pas réunie ...
 
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A ces critiques sur le fond des revendications, on peut en ajouter d'autres sur les ARGUMENTAIRES :
    - le versement de l'ARS en deux parties (demande traditionnelle de FdF) n'est pas motivée par la nécessité d'étaler les dépenses de scolarité (ce n'est pas vraiment nécessaire) mais en raison des difficultés budgétaires des familles modestes confrontés à l'arrivée brutale de beaucoup d'argent. Pourquoi ne pas s'être documenté auprès de fédérations qui font du surendettement et qui tiennent ce discours ?
 
    - pourquoi ne pas avoir mentionné combien de familles sont chassées de l'ARS du fait de l'insuffisante revalorisation des plafonds, ce que le communiqué critique vivement ? Cet élément était pourtant disponible dans le dossier de presse que D. Marcilhacy avait alimenté l'an passé (140 000 familles entre 1996 et 2000; vraisemblablement 30 000 de plus cette année).
 
    - pourquoi, enfin, ce communiqué sort-il 15 jours après l'annonce de la mise à la charge de la branche famille de la totalité de l'ARS ? Familles de France a été interrogée le 8 août par plusieurs journalistes mais ils n'ont trouvé personne pour les renseigner.
 
La légèreté de l'équipe en place - légèreté dont ce communiqué fait à nouveau la preuve - a déjà trouvé sa sanction : la conférence de presse de FdF sur la rentrée scolaire est passée largement inaperçue cette année, loin derrière celle de la CSF. Ce n'est pas parce que celle de la CSF avait lieu avant : c'était déjà le cas en 2000. Familles de France paye ici le prix de son abscence médiatique et de ses communiqués déplorables.
  

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handicap : un communiqué de presse maladroit et mal informé 

 

 Le communiqué du 20 juillet 2001

MESURES JUSTES MAIS … FAIBLES

 Il y a peu de temps avec l’arrêt Perruche, la justice condamnait ceux qui laissent vivre une personne handicapée. Aujourd’hui le gouvernement prend des mesures positives pour aider les personnes handicapées. Familles de France s’en réjouit car elles démontrent l’intérêt que leur portent les pouvoirs publics. Malheureusement, les personnes atteintes de handicap mental ont été laissé pour compte !

 Même si les 1000 postes supplémentaires d’auxiliaires de vie scolaire restent insuffisants, ils marquent une étape importante pour changer le regard de tous sur le handicap. Mais il ne faut pas non plus oublier la longue liste d’attente d’enfants et d’adolescents aux portes des instituts médico-éducatifs et médico-professionnels : ils sont plus de 6000 !

 Par ailleurs, rien ne semble avoir été prévu pour améliorer l’encadrement très spécifique des personnes atteintes de polyhandicaps ou de handicap mental.

L’accueil des enfants handicapés ou gravement malades dès la naissance devrait être étendu aux enfants atteints de trisomie ou d’autisme. Il facilitera leur intégration sociale.

 Enfin, parmi les aménagements collectifs, l’abaissement des trottoirs aux passages piétons et l’accès adapté dans tous les établissements publics et privés des villes et villages devraient être systématiques. C’est bien souvent là que se présente le premier obstacle à la participation à la vie sociale.

 Comme l’a montré le philosophe handicapé, Alexandre Jollien dans son dernier livre « Eloge de la faiblesse » primé par l’Académie Française en 2000, la personne handicapée peut être, pour la société, une interpellation, une chance de découvrir que la vie vaut toujours la peine d’être vécue.

Ce que nous en disons : 

Nous avons pris connaissance du communiqué de presse paru au nom de Familles de France le 20 juillet à l'occasion de l'annonce par Ségolène Royal de la parution d'une circulaire sur l'intégration des enfants handicapés à l'école pour la rentrée 2001.
 
Nous sommes  surpris :
    - de son contenu approximatif (en quoi les trisomiques sont-ils concernés par l'abaissement des trottoirs ?  - pourquoi cibler votre critique sur l'accueil des bébés trisomiques et autistes qui sont, relativement, plutôt bien pris en charge ?) 

   - de son caractère inutilement moralisateur (c'est aux handicapés et à leurs familles de nous donner des leçons de courage, pas à nous d'en donner aux autres sous prétexte d'un "coup de chapeau").

 

    - de la grossière erreur qu'il contient lorsque vous affirmez que 6 000 enfants handicapés sont non scolarisés faute de place pour eux. A ces 6 000 handicapés physiques, il faut ajouter entre 14 000  et 20 000 handicapés mentaux, ce qui fait entre 20 000 et 25 000 enfants. Nous sommes d'autant plus surpris de cette erreur que ce chiffre figurait sur le site de la fédération et que D. Marcilhacy l'avait  utilisé au CES pour faire passer les amendements que ledit site range parmi les succès de FdF. C'est à tord que le communiqué déplore qu'ils soient exclus du bénéfice des auxiliaires promis. Ils sont, comme les autres, concernés par la circulaire parue au BO n° 30 du 26/7/01.

 

Après le communiqué de la conférence de la famille, agressif et décousu, la publication de communiqués de presse aussi médiocres et mal informés portera un coup fatal à notre médiatisation déjà très affaiblie.
 

 

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